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La redéfinition de la prospérité

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    Dotse
  • 18 sept. 2021
  • 13 min de lecture

Dernière mise à jour : 20 sept. 2021



La crise environnementale impose de reconsidérer notre rapport au bonheur et à la prospérité. Le PIB comme unité de mesure du bien-être, devient désuet face à la croissance continue écologiquement insoutenable à laquelle il incite et face à la complexité de l’homme dont le bonheur s’étend au-delà du matériel, à travers des facteurs subjectifs qui forgent sa personnalité.

Cette redéfinition peut avoir deux versions différentes voire même antagonistes selon l’endroit du globe où elle s’applique. En Occident, elle correspond à un retour à la sobriété et à un développement du bien-être individuel conforme aux limites écologiques (1). Or dans les pays du sud les moins développés, le bien-être matériel et économique demeure encore un facteur important de définition de la prospérité, même si là aussi, une adaptation endogène demeure nécessaire (2).


1- La définition d’une prospérité conforme aux limites écologiques


« Sobriété est un des mots les plus beaux et les plus joyeux de la langue anglaise. Nous sommes pourtant culturellement coupés de son sens comme de sa jouissance. La société de consommation nous a fait croire que le bonheur résidait dans le fait de posséder des choses, et ne nous a pas appris le bonheur de ne pas en avoir ». Ces propos d’Elise Boulding cités par T. Jackson dans son ouvrage sur la prospérité sans croissance illustrent bien la nécessité de revenir à une définition de la prospérité qui ne trouve pas sa réalisation dans la possession ou la consommation à outrance de biens matériels.

A priori, la définition de la prospérité correspond à deux acceptions différentes. Isabelle Cassiers la considère d’une part comme désignant , « un état heureux » et renvoie par cela aux notions de « bien-être et de bonheur ». D’autre part, elle désigne aussi “l’augmentation des richesses, la marche vers l’abondance et vers l’opulence…” Entre ces deux acceptions, celle adoptée à un moment donné par une société donnée résulte - comme le pensait Leyens- , d’une convention sociale. Si donc la « définition s’appuie sur la quantité des biens matériels disponibles, cela signifie que la quantité des biens matériels est le critère à prendre en considération pour déterminer l’état de prospérité d’une situation ».

Par le passé la première acception susvisée de la prospérité a pu prévaloir mais, la légitimation de l’enrichissement individuel intervenue au XVIIIe siècle avec son lot de bouleversement d’ordre moral et idéologique a contribué énormément à la mise en place de la seconde acception de la prospérité. Celle-ci se mesure à l’aide du produit intérieur brut (PIB) et enferme l’humanité dans une « cage de fer du consumérisme ». La redéfinition de la prospérité doit passer par la remise en cause de ces deux éléments et la recherche de nouveaux critères de définition.

  • La remise en cause du PIB comme instrument de mesure de la prospérité.

Le PIB est défini par T. Jackson comme la « mesure de la valeur monétaire des biens et services produits et consommés dans une nation ou région donnée ». Sa légitimation comme instrument de mesure du bien-être est fondée sur la théorie selon laquelle « en l’absence d’imperfection de marché,... tout changement dans l’économie, même marginal sera potentiellement pareto-améliorant si et seulement si il permet un accroissement de la production et donc du revenu national ». Toutefois, il existe une imperfection majeure qui est celle des externalités. Cette non prise en compte des effets externes et des bénéfices des biens publics ainsi que la neutralité du PIB vis-à-vis de la distribution des revenus reste très problématique. Pour I. Cassiers, « le fait que le PIB par tête n’intègre aucune considération de répartition suffit à invalider son utilisation comme mesure du bien-être ». De plus, selon les propos de Robert Kennedy rapportés par T. Jackson, le PIB « compte la pollution atmosphérique et la publicité pour les cigarettes, et même les ambulances qui nettoient le carnage sur nos autoroutes. Ils comptent les serrures spéciales dont nous équipons nos portes et les prisons pour les gens qui les fracturent. Il compte la destruction des séquoias et la perte de nos merveilles naturelles dans le chaos de nos étendues urbaines… Il ne mesure ni notre bon sens, ni notre courage, il ne mesure pas notre sagesse ni notre érudition, il ne mesure pas non plus notre compassion ou notre dévotion pour notre pays… Il mesure à peu près tout sauf ce qui rend la vie digne d’être vécue ». Par ailleurs, Jackson en se basant sur les travaux de Ingelhart a su démontrer que le lien entre l’augmentation du PIB par habitant et l'augmentation de l’indice de bien être subjectif peut être fortement relativisé. En effet, au-delà d’un certain seuil (environ 15000$ par habitant), l’indice du bien-être subjectif se stabilise voire diminue. Toujours plus ne signifie donc pas forcément toujours mieux. A partir d’un certain niveau, l’augmentation de la richesse et la consommation à outrance de biens matériels n’améliorent pas forcément le bien-être subjectif.

  • La prospérité sans consumérisme: dépasser une logique écologiquement suicidaire.

L’aliénation de la véritable prospérité découle aussi de la logique de croissance continue qui plonge l’homme dans un consumérisme sans fin. Les causes de cet enfermement dans ce consumérisme sont multiples. Celles liées aux nécessités de fonctionnement de l’économie circulaire peuvent être brièvement résumées. Il faut retenir en général que la production des firmes qui emploient du capital humain et matériel génère des revenus pour les ménages. Ces revenus génèrent des dépenses ou des économies qui sont indirectement réinvesties dans les firmes. En un sens, cela occasionne la production de nouveautés et en retour, un accroissement de la productivité. En d’autres termes, la production se nourrit de la consommation qui, à son tour, se nourrit de la production par la recherche incessante de nouveautés. Les autres causes sont tripartites. D’abord, c’est cette liberté de choix et de désirs que semble nous offrir le capitalisme qui finalement devient une obligation de consommation de biens matériels. De nos jours en effet, « la liberté de ne pas consommer est parfois plus difficile à trouver que la liberté de consommer ». De plus, comme dit ci-dessus, il y a une recherche permanente de nouveauté, de nouveaux biens à consommer ou à acheter qui est provoquée par la libération d’une dose de dopamine dans le cerveau et qui donne un sentiment de satisfaction. Vu que ce sentiment est de courte durée, le consommateur cherche à reproduire ce comportement sans cesse. Enfin, ce désir de nouveauté est aussi lié au symbolisme que peuvent attacher l’être humain à ces biens matériels quitte à les considérer comme une partie de son « moi élargi ». C’est ce besoin de combler ce moi devenu vide qui conduit selon le psychologue Philip Cushman, au shopping compulsif, à un endettement insoutenable et au désespoir psychologique. Face à ce drame, des critères nouveaux de définition de la prospérité sont envisagés.

  • La prospérité comme capabilité d’épanouissement.

Pour résoudre le problème de mesure de la prospérité, les auteurs ont pu proposer des instruments différents comme l’indice de développement humain, l’épargne nette ajustée, l’indice du bien-être écologique etc… sans que ceux-ci soient arrivés pour l’instant à remettre en cause l’hégémonie du PIB. Ces derniers ont toutefois le mérite d’exister et de tenir compte d’éléments autres que ceux de la consommation et du matérialisme.

En ce qui concerne la redéfinition de la prospérité véritable, certains auteurs ont pu parler d’une approche par préférence. Mais celle-ci n’est pas fiable à cause de l’inégalité dans l’opportunité d’une part et d’autre part, parce que l’expression des préférences s'adapte à des contextes socio-culturels qui ne sont pas forcément enviables. La plupart des auteurs s’accordent donc finalement sur la redéfinition de la prospérité comme capabilités d’épanouissement. Les travaux de Amartya Sen sont une référence en la matière. Malgré son attachement à la dimension matérialiste de la prospérité du moins dans sa dimension essentialiste, il affirme que « dans une société libérale, les gens devraient avoir le droit de choisir s’ils veulent participer à la vie en société, avoir un emploi rémunéré et pourquoi pas, avoir une vie saine. Seule la capabilité de s’épanouir constitue le progrès ». Pour Leyens, cette capabilité « dépend certes des biens matériels et des droits formels dont elle (la personne qui veut s’épanouir) dispose, mais également de toute une série de facteurs(environnementaux, familiaux, sociaux, biologiques) qui lui permettent ou non d’utiliser ces biens ou droits pour atteindre ses objectifs de vie ».

  • Les facteurs subjectifs du bonheur

Un parallèle peut être fait entre la multiplicité des facteurs intervenant dans la formation de la prospérité et ce que T. Jackson appelle, « les facteurs subjectifs du bonheur ». Ce sont par exemple nos relations familiales, amicales ou amoureuses, notre épanouissement professionnel et social, notre vie religieuse, spirituelle et culturelle, notre état de santé etc… Ces facteurs sont la transcription d’une réalité selon laquelle, au-delà de la satisfaction des besoins matériels nécessaires à l’épanouissement humain, beaucoup de facteurs entrent en compte dans la satisfaction des objectifs de vie. En d’autres termes, s’il faut se demander si l’argent fait le bonheur, la réponse sera oui à priori, mais à partir d’un certain niveau, beaucoup de facteurs autres que matériels doivent y être associés pour satisfaire l’homme dans la complexité de son existence. C’est ce manque de juste association entre le matériel et l’humain, qui biaise la mesure de la prospérité dans le monde occidental.

Enfin, pour relativiser la définition qui vient d’être donnée, il faut rappeler qu’elle est ancrée dans une perspective nord et que dans une perspective sud, l’analyse change complètement.


2- La redéfinition de la prospérité dans une perspective sud


La redéfinition de la prospérité en Afrique ou plus généralement dans les pays sous développés est sujette à un dilemme économique et environnemental. Il peut être partiellement erroné de parler de redéfinition de la prospérité puisqu’ici, l’objectif est encore, dans une large mesure, de tendre vers une prospérité économique plus poussée. Le chemin vers cet objectif est parsemé d'embûches car, au-delà du facteur culturel, la complexité des facteurs qui retardent le développement en Afrique fait de la recherche de la prospérité économique, une lutte incessante. Là où il serait plus pertinent de parler de redéfinition, ce serait au niveau axiologique. De même qu’en Occident le bien-être subjectif se redéfinit par détachement de la seule prospérité matérielle, l’Afrique aura aussi besoin d’une réappropriation culturelle du concept de prospérité par un retour à des valeurs éthiques et sociales qui font ou faisaient sa singularité.

  • La prospérité en Afrique, une lutte pour la croissance et contre la pauvreté multidimensionnelle.

Le manque de prospérité (collective) en Afrique est le fruit d’une succession d’événements historiques combinée avec l’instabilité politique, sociale et économique, la mauvaise gouvernance, la corruption et toute une pléthore de facteurs exogènes et endogènes plus ou moins élucidés. Toutefois, il s’agira ici de parler essentiellement de pauvreté et de croissance économique.

La définition de la pauvreté va au-delà d’une simple question monétaire. L’indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) prend aujourd'hui en compte, des facteurs permettant de mesurer la pauvreté dans tous ses aspects. Il regroupe trois (3) domaines principaux: la santé, l’éducation, et le niveau de vie. Ces domaines tiennent comptent de certains éléments comme la nutrition et la mortalité infantile, l’accès à l’eau potable, à l’électricité, au logement, la fréquentation et la durée de scolarisation...

Le rapport 2019 du PNUD montre que «...plus des deux tiers des personnes vivant une pauvreté multidimensionnelle – soit 886 millions – résident dans des pays à revenu intermédiaire, tandis que 440 millions d’entre elles habitent dans des pays à faible revenu. Les données montrent que, dans les deux groupes, de simples moyennes nationales peuvent masquer de fortes inégalités dans l’évolution de la pauvreté au sein des pays ».

Le rapport de 2020 fait état de 1,3 milliards de personnes en situation de pauvreté multidimensionnelle dont 1,1 milliards en zone rurale et 200 millions en zone urbaine. Parmi ces 1,1 milliards, 466 millions vivent en Afrique subsaharienne contre 92,3 millions sur les 200 millions. En effet, selon ce rapport, «14 pays d’Afrique subsaharienne ont vu le nombre de personnes souffrant de pauvreté multidimensionnelle augmenter en raison de la croissance démographique, et ce même si leur valeur de l’IPM a diminué». Avec la crise du covid, le risque d’aggravation de cette pauvreté est palpable.

Sur le plan économique, la lutte contre la pauvreté est donc une dimension essentielle de la redéfinition- ou plutôt de la définition- de la prospérité. T. Jackson écrivait qu’il « s’impose réellement pour les pays développés de faire la place pour la croissance dans les pays pauvres. Car c’est dans ces pays que l’augmentation des revenus fait une différence ». Le niveau de revenus par habitant dans ces pays étant très faible, une augmentation permettrait d’offrir aux populations une vie décente. Au-delà même du revenu par habitant, la lutte contre la pauvreté multidimensionnelle est un objectif important dans la mise en œuvre des politiques de développement durable dans les pays du sud. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer que les 4 premiers objectifs de développement durable tiennent compte des éléments inclus dans la lutte contre la pauvreté multidimensionnelle à savoir: la lutte contre la pauvreté tout court qui peut être compris comme une nécessité d’augmentation du niveau de revenus par habitant, la lutte contre la faim, la nécessité du bien-être et d’une meilleure santé et l’accès à une éducation de qualité. On peut encore y ajouter l’accès à l’eau potable, à l’assainissement, à une énergie durable et abordable et à des villes tout aussi durables.

  • La question des ressources minières

L’un des moteurs de reconquête de cette prospérité est le contrôle et la bonne gestion des ressources minières. Quelques exemples permettent de se rendre compte que malgré l’abondance de ces ressources, son accaparement par des puissances étrangères pose effectivement problème. L’économiste togolais K. Nubukpo rapporte par exemple qu’au Niger, les industries extractives qui représentent 70,8 % des exportations totales ne contribuent au PIB qu’à hauteur de 5,8 %. L’uranium qui y est exploité par Areva ne contribue au budget national qu’à hauteur de 4 à 6 % du budget national alors que 40 % de ce minerai utilisé par la multinationale provient de ce pays. Le pétrole, exploité en grande partie par la China national petroleum company, est aussi l’objet de malversations. L’économiste rapporte que 319 chinois travaillant pour la compagnie ont une masse salariale de 1,4 milliard de franc CFA alors que 425 employés nigériens représentent une masse salariale de 115 millions de franc CFA. L’auteur associe ce décalage dans la masse salariale à un « détournement de bénéfices qui ne sont pas assujettis à l’impôt ». Malheureusement, ces malversations ne sont pas des actes isolés. Au Togo par exemple, à kpangalam dans le centre-nord, les habitants avaient découvert de l’or qu’ils exploitaient de manière artisanale. Selon ce que rapporte l’auteur, des “blancs” étaient venus négocier l’exploitation du minerai en contrepartie de la réalisation de projets sociaux pour la communauté. Mais avant que les négociations n’aboutissent, des “chinois” avaient débarqué avec un permis d’exploitation signé par le préfet. Aujourd’hui encore et malgré les manifestations des habitants, cette situation demeure ainsi. Il faut ajouter à cela, les polémiques liées au franc CFA qualifié de d’instrument de “servitude volontaire” et le mépris pour le continent de « dirigeants offshore » qui tirent leur légitimité de leur allégeance aux puissances étrangères plutôt que du peuple.

Le professeur Kako Nubukpo qui a su saisir donc la complexité de ces phénomènes qui retardent le développement en Afrique propose des pistes de solution en vue d’une intégration économique des pays africains à travers la lutte contre le franc CFA et les transformations structurelles pour un développement résilient et durable. Il écrivait donc que « la prospérité est loin de s’être imposée même dans les économies qui dominent le monde. A ce titre, on est en droit de se demander si les dirigeants africains, plutôt que de s’enferrer dans un mimétisme peu attrayant, n’auraient pas intérêt à se saisir de cette occasion pour inventer leur propre destinée en rompant avec un libre échange qui ne permet pas de réduire les écarts de développement mais les maintient, voire les accroît. Plutôt que de batailler pour conditionner leur émergence industrielle à l’établissement d’un grand marché continental salvateur, … les économies africaines auraient tout intérêt à protéger ensemble leurs marchés notamment agricoles, en jouant la carte de la proximité et de la spécificité ».

  • La réappropriation culturelle du concept de prospérité.

La redéfinition des critères de la prospérité prend aussi une autre tournure dans le contexte africain. Cette redéfinition préside aux fondements de ce qu’ est ou devrait être la société africaine. Comme le pensait Leyens, « s’entendre sur des critères et des indicateurs de prospérité présuppose de s’entendre sur des valeurs et sur des conceptions de ce que devrait être une société ». Si les valeurs sur lesquelles s’entendent aujourd’hui la société occidentale pour définir sa prospérité deviennent écologiquement néfastes, c’est qu’il est temps de les relativiser et de les adapter à des contextes culturels différents. L’un des auteurs à se frotter à cette redéfinition est Mbog Bassong dans son ouvrage sur “la théorie économique africaine” comme alternative à la crise du capitalisme mondial. L’enjeu de sa réflexion était de « conjurer le désordre économique en inventant des moyens efficaces de contourner la croissance sans limites qu’impose la mondialisation capitaliste », en élaborant une « métathéorie économique de nature à rendre cohérente l’idée que nous nous faisons du citoyen planétaire réconcilié avec lui-même d’une part, de l’autre avec les autres hommes, les autres cultures et l'écosystème tout entier ». Sa réflexion tire sa source des fondements historiques et idéologiques des sociétés ancestrales en remontant jusqu’à l’antiquité égyptienne, avec le symbole de la déesse maât qu’il définit comme une forme de bonne gouvernance et de justice sociale et économique. Le modèle économique qu’il promeut est celle où « l’individualisme, le gain et l’accumulation des richesses en vue de la croissance sont nettement résorbés par l’idéologie du pouvoir initiatique fondé sur la valeur et l’équilibre de l’ensemble social ». Pour lui, il est absurde que « la croissance (fasse) des uns des hommes heureux et les autres des hommes malheureux… le fait économique (doit se plier à) la volonté saine de l’aventure collective en vue de la prospérité, qui elle, doit s’accompagner d’une sécurité collective à la fois immatériel et matérielle et son corollaire, la justice sociale et immanente ». La croissance, pour ne pas devenir socialement et écologiquement insoutenable, doit donc être “ménagée” et influencée par des institutions de solidarité, du don, de l’amitié, de la parole donnée, du partage etc…

La définition de la prospérité dans une perspective sud est donc une permanente confrontation entre une éthique de vie qui se veut durable, et la nécessité d’une construction économique qui, en pleine mondialisation, possède les moyens de sa résistance et même de sa victoire. L’Afrique a donc un gros dilemne: croître économiquement, permettre un accès confortable aux produits et services de première nécessité à tous ses habitants et concilier cette croissance avec une éthique de vie, de frugalité, de partage qui sont des valeurs tout sauf conformes à l’évolution de la mondialisation. La véritable question reste donc de savoir si une telle conciliation est possible ou s’il s’agit d’une utopie.


Bibliographie

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